Durant de longues et belles années, outre ma langue maternelle et ses expressions que je découvrais jour après jour avec avidité et curiosité, la musique était devenue pour moi un autre moyen de communication et m'apportait une perception particulière, grisante et quelquefois dévorante.
Je n'en délaissais par pour autant les lectures. De fil en aiguille, je m'amusais à écrire. La plupart du temps, je détruisais les pages griffonnées.
Durant l'année 2000, en quelques mois, j'ai écrit ce qu'est devenu "Frédéric, Ludwig et le troubadour". Le support, la musique, est venu tout naturellement. Ma plume était alimentée par des images, des mélodies et des rythmes et par une envie farouche de créer. Clara s'est dessinée peu à peu en tant que personnage principal en apparence, à travers une vision subaquatique. Faire se côtoyer Chopin et Beethoven, les faire vivre au 21ème siècle et changer le cours de leurs destins sans les dénaturer - jouer avec le réel et le fictif et aller vers un futur grâce à la renaissance, c'était ma façon de composer...
J'ai rangé le manuscrit au fond d'un tiroir. Un jour, j'ai eu envie de le partager avec quelques amis qui semblaient y trouver de l'intérêt, du plaisir, des interrogations et quelquefois de la difficulté. Le 23 janvier 2006, je me jette à l'eau et envoie le manuscrit à la Société des Ecrivains.
La réponse ne tarde pas ; on me dit que mon manuscrit est retenu par le Comité de lecture. Le roman est publié en juin 2006.
Dans l'intervalle, me prenant au jeu, j'ai démarré un second roman et d'autres écrits.
J'écris également pour les autres, en prêtant ma plume, le propre de l'écrivain public (biographies familiales, récits de vies, histoires d'associations, d'entreprises...)